COP23: latest round of global climate negotiations close in Bonn

COP23 : le dernier round des négociations internationales sur le climat vient de se terminer à Bonn

 

C’est à Bonn, en Allemagne, que s’est tenue du 6 au 16 novembre derniers la COP23, deuxième conférence des parties à la CCNUCC depuis l’Accord de Paris. L’évolution climatique était naturellement au cœur des efforts diplomatiques internationaux au lendemain de la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris , alors que des parties telles que la Chine et l’Union européenne s’imposent peu à peu comme des partenaires de négociations incontournables . Interviewée à cette conférence, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies pour les changements climatiques (CCNUCC), Patricia Espinosa, indiquait : « Le soutien à l'Accord de Paris est fort, et ce voyage que le monde a entrepris est un mouvement irrépressible, soutenu par toutes les sphères de la société, partout dans le monde ».

Le lancement de l’Alliance pour l’arrêt progressif des centrales électriques au charbon [en anglais] a été l’un des temps forts de cette COP. Cette alliance, qui compte à ce jour plus de vingt pays et autres acteurs sous-nationaux, vise à l’abandon progressif du charbon. D’ici à l’année prochaine, le nombre de ses membres devrait dépasser la cinquantaine. Dans sa déclaration [en anglais], les parties à cette alliance soulignent que pour garantir la mise en œuvre de l’Accord de Paris, « le processus d’abandon progressif du charbon doit aboutir en 2030 au plus tard dans les pays de l’OCDE et dans les États membres de l’UE, et en 2050 au plus tard dans le reste du monde ». Certains pays ont d’ores et déjà adopté une position encore plus ambitieuse. Le rapport scientifique spécial [en anglais] produit conjointement à l’occasion de la COP23 par Future Earth [en anglais avec outil de traduction intégré] et par le réseau Earth League [en anglais] indique que la montée en puissance des énergies renouvelables dans le monde se multiplie par deux tous les 5,5 ans, ce qui va dans le sens d’une décarbonisation complète du secteur énergétique d’ici à 2050.

Le Dialogue de Talanoa[en anglais], qui s’inspire du concept de dialogue transparent et constructif cher aux îles Fidji et aux peuples du Pacifique Sud, ouvrira la voie à la révision en amont des plans d’action climatique nationaux.  « Revoir les ambitions à la hausse », « réveiller l’ambition », « faire la part belle à l’ambition », « mettre l’ambition au cœur des débats », autant d’expressions entendues et réentendues aux COP successives et qui rendaient compte du principe précurseur au mécanisme de cliquet [en anglais] à plus long terme de l’Accord de Paris, qui vise à faire le point tous les cinq ans sur l’ambition des contributions nationales. Cependant, deux grandes inquiétudes demeurent : la première est que les pays développés n’ont toujours pas tenu la promesse [en anglais] faite à Copenhague, en 2009, d’affecter 100 milliards USD tous les ans à l’action pour le climat, et ce jusqu’en 2020, et la seconde que l’Amendement de Doha[en anglais], deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto [en anglais] à l’horizon 2020, n’a toujours pas été ratifié par un nombre suffisant de pays pour pouvoir entrer en vigueur.

Manuel d’application de l’Accord de Paris (le « Paris Rulebook ») : définir les règles et les procédés techniques nécessaires à la réalisation de l’ambition de l’Accord de Paris. Les échanges et débats, supervisés par le groupe de travail ad hoc sur l’Accord de Paris [en anglais], avaient pour objet de créer une première version de ce manuel d’application destiné à garantir le succès de la mise en œuvre de l’Accord de Paris et à veiller à la conformité de l’ensemble des parties et acteurs concernés. Les différentes options avaient été définies dans les grandes lignes, le plus clairement possible, pour rendre compte de ce qu’il reste à faire, le texte définitif adopté à la COP23 [en anglais] reconnaissant qu’il serait sans doute nécessaire d’organiser une session de négociations supplémentaire pour s’assurer que le « Paris Rulebook » soit terminé à temps pour la COP24 [en anglais], prévue en décembre 2018 à Katowice, en Pologne.

Pour en savoir plus sur certains des thèmes traités à la COP23 : Fonds pour l’adaptation [en anglais]| Agriculture [en anglais – certaines pages en français]| Plan d’action pour l’égalité hommes-femmes [en anglais]| Plateforme pour les collectivités locales et les peuples autochtones [en anglais]| Préjudices [en anglais]|  Les financements à long terme [en anglais]| le partenariat pour l’initiative Ocean Pathway [en anglais]| le partenariat mondial pour une assurance Climat des pays en développement, InsuResilience [en anglais]|  Programme d’appui ayant vocation à aider les pays à respecter leurs engagement en matière de CDN au titre de l’Accord de Paris [en anglais]|  Programme pour le passage aux énergies propres de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) [en anglais] |  Chambre de compensation dédiée au transfert de risques [en anglais] |  Alliance pour l’arrêt progressif des centrales électriques au charbon [en anglais] | Engagement Bonn-Fidji  [en anglais] | Le Fonds vert pour le climat[en anglais]| Banque européenne d’investissement [en anglais]

 

Thèmes choisis concernant le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord plus particulièrement : Partenariats public-privé en matière d’action pour le climat en Méditerranée | Appui à l’accès aux financements de l’action pour le climat dans le Sud de la Méditerranée |  Programme de recherche en agriculture ICARDA  | Les solutions pour l’agriculture du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM)Étude de l’UpM : le financement de la lutte contre les changements climatiques